Sources




Magazine de l'AFP
Origine : Album de photos Juge Lioret
Document : Le courrier des lecteurs
Cote :  
Nature de document : Photocopie
Archivage :  
Note  :
Le courrier des lecteurs
Hommage à Roger Lioret, décédé le 31 janvier 1999 à l'âge de 96 ans
"En 1934, Roger Lioret entre à l'agence Havas en qualité de journaliste. Il travaille
avec Maurice Schumann, Jean Marin, Moulier et Robert Bedford.
En 1940, il est avec Maurice Schumann un des premiers à rejoindre le Général
De Gaulle, mais alors que les autres rédacteurs restent à Londres, lui s'engage
dans les Forces Françaises Libres et suit en Ecosse un stage de commandos afin
d'être parachuté. Il participe aux campagnes de Syrie, Egypte, Tripolitaine, Tunisie,
et en 1942 passe au troisième bataillon d'infanterie de l'air à Tripoli où il combat
à Bir-Hakeim, aux côtés du général Koenig. Il est alors capitaine.
Parachuté en France en 1944, il prend le commandment du maquis de Bièvre.
A la fin de la guerre contre l'Allemagne, il s'engage dans l'armée d'Indochine et
participe aux campagnes de Cochinchine, d'Annam et du Laos.
Blessé à Ventiane le 20 avril 1946, il est opéré à Saigon, et rapatrié en France, en
1947.
Démobilisé le 8 janvier 1948, il est engagpar l'AFP et affecté à Londres.
En mai 1948, il est envoyé comme correspondant de guerre en Israël, et en juillet
1948 il est détaché auprès du Médiateur Bernadotte à Rhodes.
En septembre de la même année, il est nommé Directeur de l'AFP en Israël avec
bureaux à Tel Aviv, Jérusalem et Haïfa.
En août 1955, il est rappelé à Paris et envoyé en mission spéciale au Maroc avec
Moulier.
En mai 1956, il est nommé Directeur de l'AFP en Birmanie à Rangoon où il reste
trois ans et demi.
Rentré en France, il est affecté au Desk Etranger, et termine une carrière bien
remplie au Desk Outremer en 1968.
Roger Lioret était un homme discret, courageux lorsqu'il s'agissait d'affronter
les événements les plus graves qui ont marqué la vie de notre pays, et d'un
sérieux remarquable dans toutes les missions qui lui ont été confiées au cours
de l'accomplissement de son métier de journaliste. Il n'a laissé que des amis,
et son comportement dont l'arrivisme était exclu ne lui a pas permis de laisser sa
veuve, Madame Régine Lioret, hors des soucis de la vie courante.
Tous ceux qui l'ont connu, et moi-même, pensons que le seul fait de na pas citer
le souvnir de cet homme exemplaire dans le magazine de notre maison, pourrait
être pris par ses amis comme un acte d'ingratitude.
Nous souhaitons donc que ce que nous considérons comme pouvant être un
oubli de ce que nous devons à certains anciens, soit corrigé par l'AFP, grâce à
vous, Monsieur le Président, sous la forme d'un adieu dans notre journal, à ce
héros de la France Libre qui fut journaliste de notre agence durant vingt ans.
Espérant que vous comprendrez le regret dans lequel nous plonge la disparition
de ce grand ami.
je vous prie, Monsieur le Président, de bien vouloir accepter l'expression de mes
sentiments respectueux."
Paul Garnier, ancien collaborateur de l'AFP 1945/1980
(12-07-99)




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